TOUT VA BIEN

SERMON pour le 1er Dimanche après Pâques.

Traduction d’une méditation biblique éditée par le Très Révérend Jerry L. OGLES,

Docteur en Théologie et évêque métropolite de l’Anglican Orthodox Church.

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COLLECTE : « Père tout-puissant, qui as donné ton Fils unique, afin qu’il mourût pour nos péchés et ressuscitât pour notre justification ; accorde-nous de renoncer au levain de la malice et de la méchanceté, pour te servir toujours dans la sincérité et la pureté de notre vie ; par les mérites de ce même Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur. Amen. ».

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Cette prière fait écho à la beauté de la résurrection de Christ. Si Christ était seulement mort pour nos péchés, nous n’aurions pas reçu le bénéfice de la vie éternelle ; mais Il est ressuscité des morts, et cela rend notre justification authentique. Nous aussi, nous pouvons jouir de la vie éternelle au travers de la mort, de l’ensevelissement et de la résurrection de Christ. Nous sommes justifiés par rapport à la Loi par la mort et la résurrection de Christ parce qu’Il a payé notre dette relative au péché.

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« Père tout-puissant, qui as donné ton Fils unique, afin qu’il mourût pour nos péchés et ressuscitât pour notre justification » (Cf. Romains 4.25). Le pécheur est déclaré juste au travers de la justice de Christ qui a porté et ôté nos péchés. C’est pourquoi nous sommes justifiés et sans péché aux yeux du Seigneur Dieu. « Comme donc par un seul péché les hommes sont assujettis à la condamnation, ainsi par une seule justice justifiante [le don est venu] sur tous les hommes en justification de vie » (Romains 5.18). Nous sommes justifiés dans le Ciel par la peine que Christ a subie à notre place, tous les chefs d’accusation ont été levés, et nous sommes sans faute relativement à la Loi.

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La malice et la méchanceté sont des poisons qui non seulement rongent notre âme, mais se développent comme une tumeur cancéreuse. Si elles sont laissées sans contrôle, elles sont comme le levain qui fait lever le pain, plus que s’il n’avait pas été présent dans la pâte. « … accorde-nous de renoncer au levain de la malice et de la méchanceté ». La fausse doctrine également, prospère sur la méchanceté du cœur. Christ a dit à Ses disciples de se garder du levain des Pharisiens, c'est-à-dire de leur fausse doctrine. Une telle fausse doctrine peut être trouvée aujourd’hui dans la plupart de nos Églises, car nous avons abandonné le Dieu de nos pères. « Et Jésus leur dit : Voyez, et donnez-vous garde du levain des Pharisiens et des Saducéens … Comment ne comprenez-vous point que ce n'est pas touchant le pain que je vous ai dit, de vous donner garde du levain des Pharisiens et des Saducéens ? Alors ils comprirent que ce n'était pas du levain du pain qu'il leur avait dit de se donner garde, mais de la doctrine des Pharisiens et des Saducéens. » (Matthieu 16.6…11-12). La fausse doctrine fait enfler une Église ou un peuple. Elle les fait paraître plus grands qu’ils ne seraient autrement. Les méga-églises contemporaines illustrent ce même principe.

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Si nous ne laissons pas Christ débarrasser notre cœur de cette méchanceté et de cette malice, nous ne pouvons rien faire de valable en tant que disciple Chrétien. « … pour te servir toujours dans la sincérité et la pureté de notre vie ; par les mérites de ce même Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur. Amen. ». Souvenez-vous que dans notre propre culte, nous ne devons pas seulement louer en vérité, ni louer seulement en Esprit, mais à la fois en Esprit et en Vérité ! Pour vivre dans la pureté du cœur, nous devons vivre dans la Vérité du message de l’Évangile. Il est la Vie, mais pas seulement la Vie, car Il est le Chemin, la Vérité et la Vie ! Est-ce que votre vie reflète cette qualité tridimensionnelle de Christ ? Est-ce que vous marchez sur le bon Chemin, dans la Vérité, avec l’Esprit de Vie ?

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ÉVANGILE : « Et comme ils tenaient ces discours, Jésus se présenta lui-même au milieu d'eux, et leur dit : Que la paix soit avec vous ! Mais eux tout troublés et épouvantés croyaient voir un esprit. Et il leur dit : Pourquoi vous troublez-vous, et pourquoi monte-t-il des pensées dans vos cœurs ? Voyez mes mains et mes pieds ; car c'est moi-même : Touchez-moi, et me considérez bien ; car un esprit n'a ni chair ni os, comme vous voyez que j'ai. Et en disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds. Mais comme encore de joie ils ne croyaient point, et qu'ils s'étonnaient, il leur dit : Avez-vous ici quelque chose à manger ? Et ils lui présentèrent une pièce de poisson rôti, et d'un rayon de miel ; et l'ayant pris, il mangea devant eux. Puis il leur dit : Ce sont ici les discours que je vous tenais quand j'étais encore avec vous : Qu'il fallait que toutes les choses qui sont écrites de moi dans la Loi de Moïse, et dans les Prophètes, et dans les Psaumes, fussent accomplies. Alors il leur ouvrit l'esprit pour entendre les Écritures. Et il leur dit : Il est ainsi écrit, et ainsi il fallait que le Christ souffrît, et qu'il ressuscitât des morts le troisième jour ; et qu'on prêchât en son Nom la repentance et la rémission des péchés parmi toutes les nations, en commençant par Jérusalem. Et vous êtes témoins de ces choses ; et voici, je m'en vais envoyer sur vous la promesse de mon Père. Vous donc demeurez dans la ville de Jérusalem, jusqu'à ce que vous soyez revêtus de la vertu d'en haut. » (Luc 24.36-49).

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Ce texte traite des apparitions de notre Seigneur après Sa résurrection. Ici, notre Seigneur apparaît aux disciples enfermés dans une pièce (la porte est fermée, selon Jean 20.26 : « Et huit jours après ses Disciples étant encore dans [la maison], et Thomas avec eux, Jésus vint, les portes étant fermées, et fut là au milieu d'eux ») à Jérusalem. Notez que notre Seigneur inclut toujours tout le groupe ensemble, s’Il mange avec eux. Lors de Sa première visite aux disciples dans la chambre haute, à Jérusalem, Il n’a pas pris de vrai repas avec eux car Thomas était absent. Il a déjeuné avec ceux qui se trouvaient avec lui au bord du lac de Galilée ou en d’autres occasions ; et Il a dîné avec les deux compagnons d’Emmaüs. Ici donc, Il mange avec le groupe réuni, Thomas étant présent. L’Église partage la Sainte Communion à tous, lorsqu’ils sont réunis.

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Bien que la plupart de ce petit groupe ait été mis au courant de la résurrection de notre Seigneur (Thomas excepté), ils étaient toutefois troublés et confus. Qu’est-ce que tout cela pouvait bien signifier ? N’avons-nous pas tous été confrontés à ce dilemme dans notre propre vie, lorsque les événements nous paraissaient incompréhensibles, même s’ils étaient dirigés par Dieu ? Mais si nous persévérons malgré la tempête, nous arrivons finalement à destination, le temps s’étant calmé. Avec notre faible intelligence des mystères de l’Esprit, nous avons souvent besoin d’un petit coup de pouce de notre Seigneur. Les plus grandes exultations de l’Esprit peuvent survenir dans des circonstances dévastatrices. Dans toutes les situations, nous pouvons dire avec Horace Spafford : « Tout va bien, mon âme ! ».

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Alors que les disciples, seuls sans la présence de Jésus pour les diriger, se demandaient ce qui allait arriver ensuite, une présence se manifeste au milieu d’eux. Ayant expérimenté une même apparition une semaine plus tôt, sauf Thomas, ils n’auraient pas dû être surpris. Mais nous sommes lents à comprendre. Le Seigneur doit souvent nous enseigner les choses par une répétition incessante. Avez-vous jamais remarqué combien de fois les mêmes phrases sont répétées, dans l’Écriture Sainte ? Pourquoi, pensez-vous ? C’est parce que la répétition aide à mémoriser (une loi bien connue de l’apprentissage).

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« Et comme ils tenaient ces discours, Jésus se présenta lui-même au milieu d'eux, et leur dit : Que la paix soit avec vous ! ». Avez-vous réfléchi au nombre de fois où cette salutation est répétée dans l’Écriture, ou d’autres qui lui sont semblables ? C’est une salutation habituelle de Christ, lorsque les hommes étaient effrayés en Le voyant marcher sur la mer, ou qu’Il apparaissait en dépit des portes fermées. Souvenez-vous du message de l’Ange céleste aux bergers de Bethléem, lors de la naissance de Christ : « l'Ange leur dit : N'ayez point de peur ; car voici, je vous annonce un grand sujet de joie qui sera tel pour tout le peuple » (Luc 2.10). Quand Dieu se manifeste à nous, Il ne vient jamais pour nous faire peur. Il est toujours plein de bonne volonté envers les hommes. Le fait que nous ne soyons pas toujours conscients de Sa présence ne change rien au fait qu’Il est là, réellement présent.

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« Mais eux, tout troublés et épouvantés croyaient voir un esprit. ». Leur réaction semble un peu excessive, après tant d’apparitions miraculeuses de Christ à Ses disciples, mais nous sommes souvent aveugles à Sa présence, à cause de notre naturel mondain. Nous sommes si habitués au désert stérile que nous avons créé autour de nous que Sa présence paradisiaque nous paraît étrange. Mais notre Seigneur ôte néanmoins notre peur à chaque fois qu’elle nous prend. « Et il leur dit : Pourquoi vous troublez-vous, et pourquoi monte-t-il des pensées dans vos cœurs ? Voyez mes mains et mes pieds ; car c'est moi-même : Touchez-moi, et me considérez bien ; car un esprit n'a ni chair ni os, comme vous voyez que j'ai. Et en disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds. ». Quand notre foi défaille, Il peut nous apporter une preuve physique afin de dissiper nos doutes. Mais Il s’étonne toujours de nous voir troublés si nous croyons en Lui. Si notre foi est vaillante, nous devrions savoir que « toutes choses contribuent au bien de ceux qui aiment Dieu, [c'est-à-dire], de ceux qui sont appelés selon son propos arrêté » (Romains 8.28).

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Un grand mystère est également dévoilé, non seulement par Son apparence physique, mais par Sa réalité physique concrète. L’apparition de Christ à Ses disciples n’est pas une vague apparition fantomatique, mais la personne du Seigneur avec son Corps physique. Un esprit ne peut pas être touché, et ne possède ni chair ni os. Jésus est sorti du tombeau avec un Corps glorifié qui est mystérieusement le même que celui qui a été enseveli. Nous aussi, nous ressusciterons avec un même corps. Cependant, si notre corps sera guéri de toutes maladies, cicatrices et douleurs, Son corps sera le seul à garder les cicatrices laissées par Sa Passion en notre faveur.

« C’est trop beau pour être vrai ! » est une expression commune. La plupart du temps, elle n’indique pas un doute sur la beauté ou la joie que procure l’événement, mais elle en exprime la magnificence. « Mais comme encore de joie ils ne croyaient point, et qu'ils s'étonnaient,… ». Même si c’était incroyable, ils savaient que c’était réel, et cependant, ils doutaient à cause de la grandeur absolue de la réalité. Afin de leur ouvrir les yeux à Sa présence physique, « il leur dit : Avez-vous ici quelque chose à manger ? ». Cette déclaration du Seigneur me rend très joyeux. Nous pourrons manger, avec notre corps ressuscité ! S’il y a de la nourriture au Ciel, il y aura certainement du chocolat, mon péché mignon ! Et autant que nous en voudrons ! Pour ôter tout doute sur Son être physique, notre Seigneur mange pour de bon devant Ses disciples « Et ils lui présentèrent une pièce de poisson rôti, et d'un rayon de miel ; et l'ayant pris, il mangea devant eux ».

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Il ne suffit pas d’avoir lu toute l’Écriture, et de l’avoir entendue prêcher : Nous devons la COMPRENDRE, par l’entremise du Saint-Esprit. « Puis il leur dit : Ce sont ici les discours que je vous tenais quand j'étais encore avec vous : Qu'il fallait que toutes les choses qui sont écrites de moi dans la Loi de Moïse, et dans les Prophètes, et dans les Psaumes, fussent accomplies. Alors il leur ouvrit l'esprit pour entendre les Écritures. ». Quel que soit le nombre de fois où j’ai déjà lu et étudié un passage de l’Écriture, mes yeux s’ouvrent chaque fois plus grands à chaque relecture. Le Seigneur sait que nos gourdes ne peuvent contenir qu’une certaine quantité d’eau de la vie à chaque fois, et Il remplit à nouveau notre gourde à partir de Sa source abondante et permanente, de telle sorte que notre joie est multipliée par une étude et une relecture constantes. Ceci ne se produit pas dans l’étude de la chimie ou de la thermodynamique, mais c’est une propriété particulière de la Parole de Dieu. Nous pouvons posséder la capacité mentale et les outils intellectuels pour accomplir une tâche et ne pas réussir à comprendre comment les appliquer. Christ nous ouvre donc à l’intelligence des mots que nous lisons et étudions, par l’action du Saint-Esprit.

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Nous pourrions faire un sermon entier sur les deux versets qui suivent : « Et il leur dit : Il est ainsi écrit, et ainsi il fallait que le Christ souffrît, et qu'il ressuscitât des morts le troisième jour ; et qu'on prêchât en son Nom la repentance et la rémission des péchés parmi toutes les nations, en commençant par Jérusalem. ». Les disciples découragés se languissaient dans une tristesse abjecte, dans les moments qui ont précédé la résurrection. Ils ne comprenaient rien de la grandeur de l’événement qui s’était produit sur le mont Calvaire, hors les murs de Jérusalem, à la Croix, laquelle nous ouvrait l’Éternité. Christ les console donc en leur rappelant que toutes ces choses avait déjà été écrites et prophétisées : Ses souffrances et la rédemption des pécheurs (leur rachat). « Il est écrit ». Encore une fois, la Parole vivante de Dieu est écrite au présent de généralité constante, ni au passé ni au futur, mais au présent d’éternité : « Il est écrit ».

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« Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu'il entrât en sa gloire ? » (Luc 24.26). Ces souffrances subies par le Fils de Dieu, alors qu’Il était sans faute ni péché, était le seul moyen pour que la dette de notre péché fût payée. « Car les gages du péché, c'est la mort ; mais le don de Dieu, c'est la vie éternelle par Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 6.23). Si nous ne pouvons pas rembourser notre dette, il faut qu’une caution la paye pour nous, et il n’existe qu’une seule caution pour cela : le Seigneur Jésus-Christ ! La mort sacrificielle de Christ Lui incombait, en termes de Loi et de Commandements, par souci de justice et d’équité. Parce qu’Il nous a aimés au-delà de Ses tourments et de Ses souffrances, Il a eu le privilège (selon sa propre pensée) de souffrir pour notre rachat. Et il y a une autre facette de Son œuvre, laquelle Il mentionne dans la remarque suivante : « et qu’il ressuscite le troisième jour » (Luc 24.7) : Il est assez évident que l’exonération du péché ne signifie pas grand-chose s’il n’y a pas de reconnaissance ni de sanction ou de récompense. Si nous mourons quotidiennement à nous-mêmes dans la repentance en portant vraiment notre croix dans Sa voie, nous jouirons aussi de la glorieuse résurrection, comme Lui au matin de Pâques.

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Si nous sommes associés à une entreprise ou association, notre liberté d’agir en signant est fondée sur l’autorité et le bon vouloir de l’entreprise ou association. La même chose est vraie des émissaires de Christ : Nous agissons uniquement de par Son autorité et selon Sa volonté. Tout acte qui sortirait de Sa volonté serait nul et non avenu. « Et qu'on prêchât en son Nom la repentance et la rémission des péchés parmi toutes les nations, en commençant par Jérusalem » (Luc 24.47). Je crois que la grande majorité des pasteurs d’aujourd’hui ont oublié le commandement de prêcher uniquement en Son Nom ! Si nous prêchons l’erreur en Son Nom, nous avons une double culpabilité devant le Seigneur. Prêcher en utilisant Son Nom ne suffit pas, notre prédication doit être faite EN SON NOM, c'est-à-dire que chacune de nos paroles doit être cohérente avec la parole de Dieu. La richesse, la santé et la célébrité ne nous en dispensent pas ; pas plus que les prédications qui dénigrent l’institution divine du mariage entre un homme et une femme. Notre prédication doit appeler les âmes à se repentir de façon urgente en se détournant de la voie de péché du vieil homme. Il incombe également aux pasteurs et aux laïcs de diffuser l’Évangile sans réticences ni discrimination « parmi toutes les nations ». Mais comme l’histoire de la paille dans l’œil du voisin, nous devons ôter la poutre de notre œil avant de corriger ses manquements.

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L’amour commence dans le foyer, et s’il n’y a pas d’amour à la maison, il est peu probable que de l’amour soit manifesté depuis ce foyer dans le monde environnant. Enseigner et prêcher commence donc à la maison (Jérusalem), et s’étend ensuite à la famille élargie, au-delà des murs de notre maison.

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En vérité, nous avons lu et entendu les merveilleuses paroles de Vie des Évangiles, des Épîtres, des prophètes, de la Loi et des poètes de l’Écriture. Nous sommes témoins de cette réalité enfin réalisée que les disciples ont apprise dans notre Évangile du jour. « Et vous êtes témoins de ces choses ».

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« … et voici, je m'en vais envoyer sur vous la promesse de mon Père. ». Et quelle était cette promesse du Père ? N’était-ce pas la Promesse d’une semence de rédemption, faite à Abraham et à l’Église du désert, au Sinaï ? Et tous ceux qui ont cru à cette promesse, et qui y croient aujourd’hui, sont les fils et les filles d’Abraham et de la véritable Église de Christ.

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« Vous donc demeurez dans la ville de Jérusalem, jusqu'à ce que vous soyez revêtus de la vertu d'en haut. ». Vous souvenez-vous de Naaman ? « Or Naaman, Chef de l'armée du Roi de Syrie était un homme puissant auprès de son Seigneur, et il était en grand honneur, parce que l'Éternel avait délivré les Syriens par son moyen, mais cet homme fort et vaillant était lépreux » (2 Rois 5.1). Tout son pouvoir, sa valeur et ses victoires sont anéanties pas ce seul mot ‘MAIS’ ! Les Apôtres avaient un courage extraordinaire, ils évangélisaient et prêchaient très efficacement l’Évangile de la Parole dans l’année qui a suivi l’Ascension de Christ ; cependant, nous ne sommes pas autorisés à agir de notre propre chef, pas plus que les Apôtres. Ils n’étaient pas prêts ni équipés pour affronter les dangers qui les attendraient. « Vous donc demeurez dans la ville de Jérusalem, jusqu'à ce que vous soyez revêtus de la vertu d'en haut. ». Cette puissance d’en haut était le Saint-Esprit, donné à la Pentecôte. La plus élaborée et la plus convaincante des prédications est totalement inutile et vaine, si elle n’est pas inspirée du Saint-Esprit.