Le Christ immuable

Le Christ immuable

« Jésus-Christ a été le même hier et aujourd'hui, et il l'est aussi éternellement » (Hébreux 13/8) « Parce que je [suis] l'Éternel, et que je n'ai point changé, à cause de cela, enfants de Jacob, vous n'avez point été consumés » (Malachie 3/6). « Éternel, qui est-ce qui séjournera dans ton Tabernacle ? Qui est-ce qui habitera en la montagne de ta Sainteté ? 2 Ce sera celui qui marche dans l'intégrité, qui fait ce qui est juste, et qui profère la vérité telle qu'elle est dans son cœur ; 3 qui ne médit point par sa langue, qui ne fait point de mal à son ami, qui ne diffame point son prochain ; 4 aux yeux duquel est méprisable celui qui mérite d'être rejeté, mais il honore ceux qui craignent l'Éternel ; s'il a juré, fût-ce à son dommage, il n'en changera rien » (Psaume 15/1-4).

Il y a de nos jours une mentalité moutonnière croissante. Selon moi, il y a une différence empirique entre « le petit troupeau de Christ » et les grandes foules d’humains qui sont égarées quant à la lumière et à l’amour. Le dictionnaire de Webster donne la signification du troupeau suivante, parmi d’autres : « une congrégation d’animaux grégaires maintenus sous un contrôle humain », ou « masses indistinctes », visant des humains. Je préférerais de loin être un mouton conduit par le Bon Berger qui me mène dans de verts pâturages, qu’une chèvre conduite par un dictateur à dix cornes dont la destination est la maison du massacre.

Dieu est immuable par nature, comme le sont sa Loi, son caractère, et tout son être. Si Dieu était susceptible de changement, en quoi serait-il changé ? Bien sûr, ceci est une proposition totalement hypothétique car Dieu ne peut pas se muer en ce qu’il n’est pas ; et tout ce qui n’est pas ce que Dieu est maintenant (et ce qu’il a toujours été), le changerait en quelque chose d’autre que Dieu.

Toutes sortes d’erreurs spirituelles émanent du dispensationalisme qui est propagé au dehors, dans les dénominations modernes, et qui suggère que le Dieu d’Abraham a quelque peu changé dans son approche envers nos contemporains. Ceci suppose nécessairement qu’Abraham ne serait pas chrétien dans le sens où nous le sommes aujourd’hui – qu’il fut sauvé par d’autres moyens que le sang de notre Seigneur Jésus-Christ. Dans un certain sens limité (pas celui des dispensationalistes) cela pourrait être correct car la différence du salut d’Abraham fut une foi fervente dans l’invisible, néanmoins ancrée dans la Promesse de Christ. Christ n’était pas encore mort pour racheter l’âme d’Abraham comme c’est le cas pour vous et moi. Donc, la foi d’Abraham était une foi énorme dans la Promesse que Dieu avait faite, avant même qu’elle ne soit réalisée par le sacrifice du Seigneur Jésus-Christ. Aujourd’hui, par ailleurs, nous avons le privilège d’avoir la foi en une Promesse déjà accomplie au Calvaire. C’est la seule différence. Il a fait une Promesse, et il l’a accomplie.

Tout ce qui est arrivé dans la Loi et les Prophètes de l’Ancien Testament indiquait un besoin de l’accomplissement imminent d’une Rédemption par notre Seigneur Jésus-Christ. Le Dieu de l’Eden a précisément la même nature et la même disposition que le Dieu et Père de notre Seigneur. La Promesse d’un Rédempteur à venir fut faite, de manière voilée, à Adam et Ève.

Nous avons de fait un ami qui est plus proche de notre cœur que n’importe quel frère de sang – le Seigneur Jésus-Christ ! Effectivement, notre Seigneur Jésus-Christ nous est bien plus un frère de sang – si nous sommes nés de nouveau par l’Esprit – que n’importe quel autre parent. C’est son sang qui nous a lavés, rien d’autre. C’est son sang sans péché qui nous a rachetés sur la croix du Calvaire. Ceux donc qui entendent sa voix et le suivent sont vraiment sa famille – sa mère, son frère, sa sœur, son enfant. Il nous en livre le principe dans les Évangiles : « Et comme il parlait encore aux troupes, voici, sa mère et ses frères étaient dehors cherchant à lui parler. 47 Et quelqu'un lui dit : voilà, ta mère et tes frères sont là dehors, qui cherchent à te parler. 48 Mais il répondit à celui qui lui avait dit cela : qui est ma mère, et qui sont mes frères ? 49 Et étendant sa main sur ses Disciples, il dit : voici ma mère et mes frères. 50 Car quiconque fera la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère. » (Matthieu 12/46-50). Il semble exister ici quelque preuve que sa mère, Marie, et ses frères, sa parenté, ne le suivaient pas de manière très proche avant la manifestation de sa seigneurie au Calvaire et à la tombe du jardin. Ils ne semblaient pas se précipiter pour écouter ses enseignements comme les multitudes le faisaient.

À moins d’avoir beaucoup de chance, nous avons tous eu des amis auxquels nous étions très attachés et qui ont ensuite trahi notre confiance en se retournant contre nous. Ou bien nous avons eu des amis qui évitaient notre regard au milieu de certaines compagnies, et dont la loyauté n’était pas en conformité avec la nôtre. Le politiquement correct existe depuis Adam, et il a été mis en évidence par le craintif procurateur romain Ponce Pilate, qui n’a trouvé aucun délit en Jésus, mais l’a néanmoins condamné à être crucifié pour plaire à la foule.

Un de mes vieux amis qui est mort il y a à peu près 150 ans (tous mes anciens professeurs sont mes amis), William Arnot , compare le Seigneur et ceux qui sont soit attirés à Lui, soit repoussés, à deux aimants. Le métal (le fer) est le même dans les deux aimants, juste comme Jésus est venu dans la chair pour être comme nous pour la forme physique. Les deux aimants ont des champs magnétiques similaires. Ne sommes-nous pas créés à l’image de Dieu ? Quand notre aimant est aligné avec le champ de force de Dieu, nous sommes irrésistiblement attirés à Lui, si près qu’il n’y a pas de jour entre les deux. Mais si nos pôles (nos volontés) sont orientés dans des directions opposées, loin du grand aimant qu’est Dieu, nous sommes repoussés à son approche. Mais Dieu est toujours correctement aligné avec la vérité et la droiture, et Il n’est sujet à aucune dérive magnétique. Il est dans la nature des élus d’être attirés à Dieu car leurs pôles magnétiques sont alignés avec Sa parfaite volonté et son dessein. Si nous sommes simplement du fer sans propriété magnétique, alors nous pouvons devenir magnétisés avec sa volonté par une association étroite avec Son métal et Sa vérité. Nul ne peut résister à l’attraction de l’aimant de Dieu (Jésus-Christ) une fois qu’on a expérimenté Son amour et la foi en Lui.

Un nuage ne peut pas se changer en pierre – un objet aux propriétés totalement différentes. Jésus-Christ n’est pas non plus capable de pécher parce que cela changerait sa nature profonde. Il est Dieu. Dieu ne peut pas pécher ! Une fois que nous sommes Un avec Christ, nous sommes aussi Un avec Dieu le Père parce que Christ est Un avec le Père. Si nous sommes situés dans un cercle qui est lui-même inclus dans un autre cercle, nous sommes aussi dans ce dernier cercle, Un avec lui.

Quand j’étais jeune, j’enseignais la navigation à l’armée et aux élèves aviateurs étrangers. Que la navigation soit visuelle ou aux instruments, une carte était essentielle. Une carte est nécessaire aussi pour la navigation en automobile. Vous aurez beau dire « mais j’ai un GPS », c’est peut-être le cas, mais le système GPS est fondé sur des points géographiques terrestres qui constituent une carte. Dans la navigation terrestre, si la carte indique un col de montagne qui est facilement reconnaissable, nous pouvons utiliser cet élément comme repère pour notre navigation. Si soudainement le col de montagne n’existe plus, tous nos autres repères de navigation sont remis en cause, parce que le col de montagne a toujours été là depuis Eden. Cela ne pouvait tout simplement pas arriver, et nous aurions fait une terrible erreur en planifiant notre voyage. Dieu est une grande montagne qui ne se déplace jamais, car nous n’aurions alors aucun moyen de navigation fiable, en matière de confiance et de foi. « J'élève mes yeux vers les montagnes, d'où me viendra le secours. 2 Mon secours vient de l'Éternel qui a fait les cieux et la terre » (Psaume 121/1-2). La montagne de Dieu est inaccessible aux vents de sable tourbillonnants de la nature charnelle humaine. Dieu est une montagne qui ne peut pas être déplacée. Si nous avons l’avantage d’avoir cette montagne comme repère de la vérité, nous devons nous en approcher. Elle ne nous renverra pas dans la jungle du péché dans laquelle nous nous prélassons. Le grand Rocher de cette montagne est venu à nous alors que nous étions encore pécheurs, et il a réduit en poussières tous les moutons de poussière de l’humanité. Mais il n’a jamais vraiment quitté sa place naturelle de vérité et de justice. C’est une fondation solide qui ne peut pas être déplacée. Si nous devenons des pierres extraites de ce Rocher, nous porterons en nous son image et sa ressemblance, et nous ne pourrons pas être déviés du Chemin que la sainte carte (la Bible) nous indique. « Je me suis toujours proposé l'Éternel devant moi ; [et] puisqu'il est à ma droite, je ne serai point ébranlé. 9 C'est pourquoi mon cœur s'est réjoui, et ma langue s'est égayée ; aussi ma chair habitera avec assurance. 10 Car tu n'abandonneras point mon âme au sépulcre, [et] tu ne permettras point que ton bien-aimé sente la corruption. (une référence prophétique à notre Seigneur Jésus-Christ et à sa Résurrection le troisième jour – plus de trois jours était considéré comme le temps où la décrépitude corporelle et la décomposition s’installaient). 11 Tu me feras connaître le chemin de la vie ; ta face est un rassasiement de joie ; il y a des plaisirs à ta droite pour jamais » (Psaume 16/8-11).

Quel est le cours de notre vie ? Avez-vous planifié votre propre parcours dans la jungle de la Vie ; ou bien avez-vous mis votre confiance et votre foi dans le Chemin, la Vérité et la Vie – Jésus-Christ, pour le croyant ? Il est le seul Chemin que notre navigation conduise à la vie éternelle avec Lui !

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