Pourquoi s'en tenir aux éditions anciennes ?

Les Livres de la Prière Commune récents sont une tromperie

D’après Francis W. Read et Roberta Bayer

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La révision du Livre de la Prière Commune de 1979 n’était pas une révision, mais un changement radical de paradigme. Elle établissait par ruse et par fraude une nouvelle théologie ultralibérale, humaniste et agnostique, en mentant effrontément sur les véritables intentions des auteurs, afin de ne pas éveiller les soupçons, et en prenant de court la critique venant des hommes de foi.

Ces auteurs, dont Urban T. Holmes, fondent la relation de Dieu à l’homme sur une « expérience » de Dieu au travers de la liturgie, s’inspirant de Heidegger, Husserl, Von Balthasar, Rahner et Ricœur. La liturgie nouvelle devait amener une nouvelle race de prêtres, et changer la religion pour la rendre compatible avec les idées marxistes : relativisme de la vérité, matérialisme, développement historiciste du progrès tournant le dos à la Révélation transcendante, au motif d’une conscience religieuse individualiste et révolutionnaire où le péché, s’il est mentionné, est considéré comme sans importance. D’où les ordinations de femmes et d’homosexuels, les mariages unisexe (la définition de la famille étant changée en ce sens), la réduction de la Confirmation à une expérience de vie, les déclarations de foi individuelles et personnelles, etc.

Les auteurs ont refusé tout débat avec les évêques et les théologiens de l’époque, et tenu leur nouvelle liturgie secrète jusqu’au dernier moment, tout en prétendant qu’elle ne changeait rien à l’expression de la foi. Or, leurs nouvelles formulations sont ambigües, sous le fallacieux prétexte d’une plus grande clarté. Ils ont même modifié la Prière de St Jean Chrysostome ! Et ils n’ont tenu aucun compte des objections et remarques de la Société pour la Préservation du Livre de la Prière Commune, trompant tout le monde sur leurs véritables intentions.

Cependant, la nouvelle édition de 1979 fut accueillie par un tonnerre de critiques, auxquelles les auteurs ne répondirent que par le mépris, la dénégation et par des affirmations ambigües basées sur des citations de pure invention. Pour eux, la théologie réformée des éditions anciennes était périmée. Elle avait cessé d’exister. Au lieu de réviser le Livre de la Prière Commune, ils en ont rédigé un tout nouveau, radicalement différent des précédentes éditions anglicanes et plus proches des avancées controversées de Vatican II, dans le but avoué, mais après coup, de parvenir à rédiger une théologie toute neuve à partir de la nouvelle liturgie (Urban T. Holmes). Lex orandi, lex credendi ! La nouvelle religion mondiale où Jésus-Christ ne serait qu’un homme qui aurait subi un échec à la croix en est le but.

Le Livre de la Prière Commune de 1979 fut donc adopté naïvement par des responsables ecclésiastiques à qui on avait fait croire qu’il s’agissait d’une simple mise à jour des éditions anciennes ; grande fut leur surprise et leur déception quand ils se rendirent compte qu’ils avaient été trompés. De là sont apparues des églises anglicanes dissidentes, lesquelles refusent cette révolution théologique agnostique et continuent de rendre un vrai culte à Dieu, dans l’obéissance à Sa Parole transcendante révélée, inspirée, vraie, sans erreur, unique source de foi et de mœurs.

L’Anglican Orthodox Church fait partie de ces églises qui continuent à enseigner et pratiquer la foi des Apôtres à partir du dépôt révélé: les Saintes Écritures et les confessions de foi historiques.