DU PAIN EN ABONDANCE

SERMON pour le Dimanche avant l’Avent

Traduction d’une méditation biblique éditée par le Révérendissime Jerry Levon OGLES,

Docteur en Théologie et Évêque Métropolite de l’Anglican Orthodox Church.

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COLLECTE : « Nous te supplions, ô Seigneur, de ranimer les volontés de tes fidèles, afin que, portant en grand nombre les fruits des bonnes œuvres, ils obtiennent de toi une abondante rémunération ; par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen ».

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« C'est pourquoi je t'exhorte de ranimer le don de Dieu, qui est en toi par l'imposition de mes mains. Car Dieu ne nous a pas donné un esprit de timidité, mais de force, de charité et de prudence. Ne prends donc point à honte le témoignage de notre Seigneur, ni moi, qui suis son prisonnier ; mais prends part aux afflictions de l'Évangile, selon la puissance de Dieu ; qui nous a sauvés, et qui nous a appelés par une sainte vocation, non selon nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant les temps éternels » (2 Timothée 1.6-9).

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Voilà un conseil fort pour le Chrétien, dans toute période de persécution, et pour ceux qui vivent, comme nous, dans un monde de foi édulcorée et de croyance facile. Quel que soit le nombre de dimanches de la saison de la Trinité, cette COLLECTE doit toujours être la COLLECTE de choix le dimanche précédent la saison de l'Avent (voir la rubrique suivant l'Évangile du 24e dimanche après la Trinité). Le titre référencé ci-dessus n'a pas été utilisé par Cranmer mais c’est son ancien titre dans le livre de prières américain de 1892 (Missel Sarum). La Collecte était célèbre pour ses premiers mots - "ranimer" - à tel point que le dimanche de son utilisation était populairement étiqueté "dimanche de la réanimation" !

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Le mot « Ranimer » résume la plénitude de l'Évangile prêché dans son intégralité. Il se rapporte à cet aspect le plus puissant de la nature humaine - la VOLONTÉ ! Si c'est la volonté d'un homme ou d'une femme de s'enrichir des richesses matérielles de ce monde, il est très probable qu'il deviendra riche, si cette volonté est suffisamment forte - même si c’est au détriment du caractère et de la vertu ! La VOLONTÉ est cette manifestation convaincante de ce qui est caché dans le cœur. Le cœur qui appartient à Christ peut, en effet, s'enrichir en donnant et en prenant soin de ses affaires, mais la richesse n'est jamais le but suprême d'un tel cœur. Le problème du jeune homme riche n'était pas sa richesse, mais qu'il laissait sa richesse l’aveugler sur ses devoirs envers Dieu. (Cf. Marc 10 et Luc 18). Lorsque nous recevons toute la vertu, toute la piété, toute la compassion, tout l’amour, etc., qui nous ont été accordés en Christ, nous devons « attiser » ces qualités et ces dévotions de temps en temps, pour les faire remonter des profondeurs de l'oubli et les faire revivre dans une foi fraîche et vivante.

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La volonté du pécheur, libre des contraintes de la justice divine, est une volonté totalement libre. Cependant, lorsqu'un cœur est donné à Christ en tant que son Seigneur et Sauveur, c'est cet entendement et cette Volonté de Christ qui prennent possession de l’ancienne volonté mondaine, et transforment le cœur en piété. Ne me prêchez pas Calvin ou Arminius – mais seulement Christ et Sa Parole. Ces deux hommes étaient des érudits brillants. Chacun « avait raison » à un moment donné, mais ces moments d'interprétation correcte ne faisaient que suivre l'apprentissage de la vérité tirée des Saintes Écritures. Alors pourquoi, au lieu de citer un homme, même bon, ne pas aller à la source de la vérité elle-même ?

Vous pouvez vous demander : « Comment ‘attiser’ notre volonté de fidélité à Dieu ? ». Nous ne le pouvons pas, mais Dieu le FAIT ! Il le fait par la prédication et l'écoute de la Parole ! « Ainsi donc la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend par la parole de Dieu » (Romains 10.17). Mais attendez ! Supposons que vous ayez déjà entendu le glorieux Évangile et que vous dormiez encore ? L'un de mes moyens préférés pour permettre à Dieu de "raviver" ma foi est le chant de cantiques - que ce soit seul, en famille ou entre amis. Rien ne touche plus mon âme que les cantiques classiques, basés sur les Écritures (Vous pouvez garder vos chansons Gospel remplies de verbiage, merci !). Mais supposons que mon cœur soit fermé à tout moyen d'être attisé par une rébellion consciente ? Comment Dieu choisira-t-il de « ranimer » ma foi ? « Mais je demande : Ne l'ont-ils point ouï ? Au contraire, leur voix est allée par toute la terre, et leur parole jusques aux bouts du monde. Mais je demande : Israël ne l'a-t-il point connu ? Moïse le premier dit : Je vous exciterai à la jalousie par celui qui n'est point peuple ; je vous exciterai à la colère par une nation destituée d'intelligence » (Romains 10.18-19). Personnellement, je préfère l'excitation plus douce de l'amour et du souvenir, que d'être excité par la jalousie et la colère. Mais Dieu utilisera tout mécanisme qu'Il jugera utile pour nous ranimer.

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Bien que Dieu puisse utiliser la volonté des nations mauvaises pour amener le Jugement, Il ne fait qu'attiser la volonté des personnes fidèles, à Son service. Avec quel résultat Dieu attise-t-il nos cœurs ? Avec ce résultat que notre foi redevient primordiale dans notre vie quotidienne, et nos fruits de justice et de bonnes œuvres sont multipliés encore et encore. De tels fruits ne sont pas les nôtres, mais appartiennent au Semeur qui a semé la Semence dans nos cœurs, au départ. Lorsque nous sommes un vase utile pour Dieu, Il nous utilise de plus en plus comme un vase préféré dans Sa main, tout comme une mère aimante peut avoir une vieille poêle en fer ou un bol en pierre qu'elle chérit plus que des vases plus chers et beaux, dans sa cuisine. Si nous, en tant que Chrétiens, sommes capables de retenir notre « chaleur de l'Esprit » comme la lourde poêle en fer retient la chaleur du feu, Dieu sera plus disposé à utiliser un tel récipient éprouvé et utile. De plus, Il récompensera un tel vase en le plaçant dans une place privilégiée, dans les demeures du Ciel. Il le nettoiera et le polira souvent, et encore plus pour une utilisation future. Personnellement, je préfère être une vieille poêle en fer noirci qu'un beau vase en porcelaine de Sèvres sur le manteau de la cheminée. Si Dieu m'utilise pour préparer de la nourriture pour Ses Enfants, quel plus grand honneur puis-je avoir ?

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Nous n'avons plus que quatre dimanches avant la célébration bénie de Noël. La venue du Seigneur Jésus-Christ en tant que bébé précieux à Bethléem a remué le cœur des rois, des dirigeants, des sages et des bergers. Christ renverse toujours nos cœurs !

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Lorsque Dieu excite la volonté de son peuple fidèle, une telle agitation ne peut que se traduire par une plus grande production de fruits, un peu comme une pluie vivifiante sur un champ desséché planté de graines saines. Si nous produisons abondamment des bonnes œuvres, cela donne au Père l'opportunité de nous récompenser avec encore plus de Pluie de Bénédiction. Y a-t-il une odeur de pluie dans votre cœur aujourd'hui, cher lecteur ?

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ÉVANGILE : « Et Jésus ayant levé ses yeux, et voyant que de grandes troupes venaient à lui, dit à Philippe : D'où achèterons-nous des pains, afin que ceux-ci aient à manger ? Or il disait cela pour l'éprouver : car il savait bien ce qu'il devait faire. Philippe lui répondit : [Quand nous aurions] pour deux cents deniers de pain, cela ne leur suffirait point, quoique chacun d'eux n'en prît que tant soit peu. Et l'un de ses Disciples, [savoir] André, frère de Simon Pierre, lui dit : Il y a ici un petit garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons ; mais qu'est-ce que cela pour tant de gens ? Alors Jésus dit : Faites asseoir les gens ; (or il y avait beaucoup d'herbe en ce lieu-là), les gens donc s'assirent au nombre d'environ cinq mille. Et Jésus prit les pains ; et après avoir rendu grâces, il les distribua aux Disciples, et les Disciples à ceux qui étaient assis, et de même des poissons, autant qu'ils en voulaient. Et après qu'ils furent rassasiés, il dit à ses Disciples : Amassez les pièces qui sont de reste, afin que rien ne soit perdu. Ils les amassèrent donc, et ils remplirent douze corbeilles des pièces des cinq pains d'orge, qui étaient demeurées de reste à ceux qui en avaient mangé. Or ces gens ayant vu le miracle que Jésus avait fait, disaient : Celui-ci est véritablement le Prophète qui devait venir au monde. » (Jean 6.4-14).

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Quelle merveilleuse saison de l'année de l'Église est l'Avent. Toutes les bonnes choses dans la vie des hommes – Abraham, Isaac, Jacob, les apôtres et nous – commencent avec la venue du Christ, à la fois spirituellement et physiquement, pour nous. Ayant aspiré à voir l'accomplissement des promesses de Dieu dans la Semence de la Promesse, Abraham a espéré en l'Évangile du Christ, et il a été béni en voyant Sa Venue. Christ vient à nous afin que nous soyons rendus capables de venir à lui. Nous voyons cette vérité promulguée dans le texte du sermon de l'Évangile d'aujourd'hui. Ceux qui ont faim de Christ le trouvent, même sur les hauteurs des montagnes des côtes galiléennes. Ceux qui ont faim de Christ :

1. Découvrent (par la Parole et l'Esprit) où Il peut être trouvé ;

2. Ils quittent l'endroit où ils se trouvent actuellement (le péché et l'erreur) pour ALLER vers Lui ;

3. Ils ne pensent pas à ce que le lendemain peut leur apporter, mais espèrent qu'Il pourvoira à tous leurs besoins ;

4. Ils seront nourris du Pain du Ciel.

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« Et Jésus ayant levé ses yeux, et voyant que de grandes troupes venaient à lui ». Ce sont les plus prophétiques de cette compagnie d'âmes qui viendront à Lui, au cours des siècles et des millénaires, dans la foi et la confiance. Ils viendront chercher ce Pain de Vie qui satisfait éternellement et non temporairement. Ils viendront, au jour choisi par Dieu - et non celui de spéculateurs spirituels avides - à sa rencontre dans les airs, et non sur une montagne, lors de Sa glorieuse seconde venue. « Car le Seigneur lui-même avec un cri d'exhortation, et une voix d'Archange, et avec la trompette de Dieu descendra du Ciel ; et ceux qui sont morts en Christ ressusciteront premièrement ; puis nous qui vivrons et qui resterons, serons enlevés ensemble avec eux dans les nuées, au-devant du Seigneur, en l'air et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. » (1 Thessaloniciens 4.16-17).

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Christ défie souvent la foi de Ses vases choisis, tout comme il teste celle de Philippe. Connaissant la pensée de Philippe dans sa croissance spirituelle, Jésus demande : « D'où achèterons-nous des pains, afin que ceux-ci aient à manger ? ». Un prophète moindre que Christ posa la même question à Dieu dans le désert : « D'où aurais-je de la chair pour en donner à tout ce peuple ? Car il pleure après moi, en disant : Donne-nous de la chair, afin que nous en mangions. » (Nombres 11.13). Il est certain que le Christ veut que nous sachions qu'un plus grand prophète que Moïse se tient devant nous. Sans la présence et la puissance de Christ, le monde est constamment préoccupé par cette question de subsistance. Aurons-nous du pain à manger et des vêtements à porter ? Bien sûr, le monde va plus loin : Comment pouvons-nous profiter de la cuisine la plus opulente et des vêtements les plus à la mode et les plus élégants - des mets délicats et des vêtements qui nous distingueront du commun des mortels et qui exalteront notre fierté ? L'enfant affamé des ruelles de Calcutta ne souhaite pas de friandises, mais seulement un morceau de pain pour apaiser la faim qui le ronge. Il en est ainsi parce que l'enfant affamé ne connaît pas les friandises ou les élégantes robes de soie, mais seulement son BESOIN désespéré. Ainsi, le pécheur (riche ou pauvre), lorsqu'il se retrouve face à sa dépravation, ne peut reconnaître aucune justice dans ses œuvres misérables, mais il est affamé de la Rédemption rendue disponible en Christ. Plutôt que de pain de blé, il meurt de faim du Pain du Ciel. Ce Pain ne s'achète pas avec de l'argent, alors le Christ donne à Philippe une pensée pour nourrir son âme.

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L'esprit de Philippe n'a pas encore progressé jusqu'à cette perfection de compréhension que l'on pourrait attendre d'un si proche disciple ! De toute évidence, selon les termes du monde, une petite fortune serait nécessaire pour acheter suffisamment de pain pour nourrir autant de personnes. Il y en avait bien plus de cinq mille, car il n'y avait que cinq mille hommes, plus des femmes et des enfants. Philippe a-t-il oublié que Celui qui nourrit et loge les moineaux des champs, est en sa présence ? « Philippe lui répondit : [Quand nous aurions] pour deux cents deniers de pain, cela ne leur suffirait point, quoique chacun d'eux n'en prît que tant soit peu. ». Deux cents deniers de pain coûteraient deux cents jours de salaire – « Et quand il eut accordé avec les ouvriers à un denier par jour, il les envoya à sa vigne. » (Matthieu 20.2). Et même avec une telle dépense, il n’y aurait certainement aucun reste, même si chacun ne faisait que prendre « tant soit peu ». Tous nos travaux et salaires depuis notre naissance jusqu'à maintenant n'achèteront pas un seul morceau de ce Pain du Ciel. Toute la richesse combinée du monde ne le ferait pas. C'est un don de pure grâce du Seigneur Jésus-Christ.

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Il y avait un disciple parmi le lot, qui a reconnu qu'il y avait un mystère dans la personne du Christ, Lui permettant de procurer l'abondance à partir de peu, ou même de rien. Il ne savait pas comment Il pourrait le faire, mais il croyait néanmoins que le mystère se réaliserait, même en petite quantité. Dieu prend nos talents et les multiplie lorsque nous sommes disposés à les partager. « Et l'un de ses Disciples, [savoir] André, frère de Simon Pierre, lui dit : Il y a ici un petit garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons ; mais qu'est-ce que cela pour tant de gens ? ». Que sont cinq pains d'orge pour une multitude si grande, pourtant, André soupçonnait que Christ utiliserait même une petite quantité pour répondre à un grand besoin - et Il l'a fait !

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Maintenant, il faut reconnaître l'innocence de la jeunesse dans cette circonstance. Le petit garçon avait peiné pour amener ses deux poissons et ses cinq pains sur une grande distance et même sur les pentes de la montagne. S'il avait été un homme mûr et sage, il aurait probablement refusé de partager si peu en prétendant que cela ne suffirait pas pour tant de gens affamés et, de plus, il a eu la prévoyance de les apporter pour les consommer lui-même. Mais le petit enfant a un cœur plus proche du Royaume des Cieux, et il n'est pas insensible au monde. L'enfant a volontiers partagé sa petite friandise avec le Seigneur. Bien que nous ayons peu, si nous partageons ce que nous avons, le Seigneur multiplie notre don au centuple, ou même plus !

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« Alors Jésus dit : Faites asseoir les gens ». Les rubriques du Livre de la Prière Commune indiquent quand nous devons nous agenouiller, nous tenir debout ou nous asseoir, et nous devons nous conformer à chacune des rubriques du Livre de la Prière Commune, si nous en sommes capables. Le Seigneur s'attend à ce que toutes choses soient faites dans le bon ordre et, ici, Il est sur le point de nourrir les multitudes avec Son Pain. Le pain du Livre de la Prière Commune est le sermon prononcé à partir du lectionnaire, désigné pour la journée. Ainsi, les gens s'assoient pour entendre la Parole prêchée. C'est le moyen par lequel la foi est reçue et augmentée. « Ainsi donc, la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Dieu. » (Romains 10.17). Contrairement à l'approche Romaine, la prédication a préséance sur tout autre acte d'adoration, y compris la Communion car, sans la Parole, la Communion n'a pas de sens. Alors Christ demande que les hommes soient assis pour recevoir Sa bénédiction du Pain. Lorsque les hommes reçoivent une grâce du Seigneur, ils ne s’en tiennent pas à leur propre pouvoir, comme s'ils contribuaient à Son miracle. Arrêtez vos travaux, asseyez-vous et voyez les œuvres du Seigneur !

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Le Seigneur réconfortera toujours nos besoins dans de verts pâturages – « Il me fait reposer dans des parcs herbeux, [et] me mène le long des eaux paisibles » (Psaume 23.2). ; « (or il y avait beaucoup d'herbe en ce lieu-là), les gens donc s'assirent au nombre d'environ cinq mille. » L'obéissance devant le Seigneur vient plus sûrement quand les hommes réalisent leur besoin. Ces hommes avaient faim et s'attendaient à ce que Jésus puisse, en effet, les nourrir. Ils Lui ont obéi.

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« Et Jésus prit les pains ; et après avoir rendu grâces ». Ici, Jésus nous donne l'exemple parfait à suivre pour rendre grâces pour les bénédictions du Ciel. Il ne manquait jamais de remercier Son Père céleste pour chaque bénédiction de nourriture et de boisson. Le faisons-nous, Amis ? « … il les distribua aux Disciples, et les Disciples à ceux qui étaient assis, et de même des poissons, autant qu'ils en voulaient ». Veuillez observer une dure leçon ici, pour nous. Nous ne nous servons pas à la Communion, mais nous nous agenouillons avec révérence (selon la forme de culte du Livre de prières - et la Sainte Bible) pour être servis de la Coupe et du Pain. Nous n'innovons pas et faisons selon ce qui nous semble juste, mais nous servons selon le bon ordre, tel qu’il est requis. Le Seigneur permet à Ses serviteurs de participer à Son œuvre importante. Ils servent le pain, mais le Pain est donné par Christ – ce n'est pas le leur. Nous, en tant que ministres, prêchons la Parole, mais la Parole est la Sienne et non la NÔTRE ! Notez également que chaque personne sur les pentes herbeuses recevait autant qu'elle voulait de pain et de poisson. L'armoire aux bénédictions du Seigneur n'a pas de fond. Il y en aura toujours plus qu'assez pour satisfaire notre faim. Nous devons retourner quotidiennement à la Table du Pain pour notre « Pain quotidien ».

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« Et après qu'ils furent rassasiés, il dit à ses Disciples : Amassez les pièces qui sont de reste, afin que rien ne soit perdu. ». Remarquez que tous furent RASSASIÉS ! Vous ne venez jamais au Seigneur affamé, pour repartir affamé. Il comble le besoin désespéré de votre cœur. Une autre leçon importante dans ce verset est celle de l'intendance. Nous devons être de bons et fidèles intendants dans l'économie des ressources dont Dieu nous a bénis. Nous devons utiliser Ses bénédictions de talents, quand nous les recevons, pour satisfaire la faim de ceux que Dieu a placés entre nos mains (y compris les parents), mais nous ne devons rien gaspiller ! Lorsque nous parcourons les villes et les campagnes afin de rassembler des âmes pour Christ, nos efforts ne s'arrêtent pas à la première confession de foi - nous devons continuer à enseigner et à nourrir l'âme dans la Parole afin que le converti développe des os et des muscles spirituels solides. Il ne faut pas perdre une seule fleur du bouquet… Que rien ne soit perdu !

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« Ils les amassèrent donc, et ils remplirent douze corbeilles des pièces des cinq pains d'orge, qui étaient demeurées de reste à ceux qui en avaient mangé. ». Comptons ici le bilan du Seigneur : Il n'y avait que cinq pains au départ. Maintenant, les restes emportés remplissent DOUZE PANIERS ! Pensez-vous que c'est trop incroyable ? Croyez-vous que la création des étoiles dans l'immensité de l'espace soit trop incroyable, ou que la terre avec toute sa beauté merveilleuse soit trop incroyable, ou que des milliards de personnes – toutes avec des visages et des traits différents – soit incroyable ? Qu'y a-t-il de si étonnant, alors que la Parole a créé tout ce qui a été créé, qu’elle puisse multiplier quelques morceaux de pain en une si immense provision ? Elle est également capable de multiplier la plus petite miette du cœur de la veuve lorsqu'elle est donnée du fait de son besoin de Christ ! Il est capable de multiplier cet amour distribué à partir de ce cœur débordant de l'amour de Dieu, afin que le résidu soit toujours abondant.

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Quel est le résultat de la réception du Pain béni du Ciel ? Comment nos cœurs devraient-ils réagir à un miracle aussi puissant que le Salut, le pardon, la grâce et la foi ? « Or ces gens ayant vu le miracle que Jésus avait fait, disaient : Celui-ci est véritablement le Prophète qui devait venir au monde ». La foi est confirmée en tout point, lorsque nous avons goûté le Pain du Ciel. La multitude a reconnu que Christ était un prophète d'une puissance et d'une vertu miraculeuses, encore plus grandes que chez Moïse – leur plus grand prophète auparavant. « L'Éternel ton Dieu te suscitera un Prophète comme moi d'entre tes frères ; vous l'écouterez » (Deutéronome 18.15). Christ est, en effet, ce prophète ! « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu ; et cette parole était Dieu : Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et sans elle rien de ce qui a été fait, n'a été fait. En elle était la vie, et la vie était la Lumière des hommes… Et la Parole a été faite chair, elle a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire, [qui a été] une gloire, comme la gloire du Fils unique du Père, pleine de grâce et de vérité. » (Jean 1.1-4…14). Ami, crois-tu cela ?