Gardien d'âmes

Gardien d’âmes

« Béni [soit] Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui par sa grande miséricorde nous a régénérés pour avoir une espérance vive, par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts ; 4 D'obtenir l'héritage incorruptible, qui ne se peut souiller, ni flétrir, conservé dans les cieux pour nous, 5 Qui sommes gardés par la puissance de Dieu, par la foi, afin que nous obtenions le salut, qui est prêt d'être révélé au dernier temps. » (1 Pierre 1/3-5).

La prison mondaine du péché.

Nous sommes prisonniers soit de la prison du monde, soit de la Forteresse de Dieu au Ciel. Le monde déguise sa prison en forteresse, mais ses chaînes sont faites de péché, et sa destination est l’enfer. La prison du monde ressemble à une forteresse en de nombreux points, mais pas tous :

1) C’est un établissement fort et sûr.

2) Les murs en sont hauts et insurmontables.

3) Il y a un gardien qui surveille les occupants (Satan).

4) Nul n’y entre librement, mais lié avec des chaînes.

5) Nul ne s’en évade à moins d’avoir payé la rançon pour le péché (la mort).

6) Les occupants sont traités sans amour.

7) C’est un lieu de désespoir, à moins que son gouvernement ne change, ou qu’un pardon soit proclamé.

8) Elle est conçue pour y maintenir les prisonniers dedans, pas pour garder le monde dehors.

Tous ceux qui sont confinés dans la Prison du Monde ont mérité d’y être. Ce sont tous des pécheurs par nature et par choix ; et ils ont choisi d’habiter dans cette prison. « Tous ont péché, et ils sont entièrement privés de la gloire de Dieu. » (Romains 3/23). « Car les gages du péché, c'est la mort ; mais le don de Dieu, c'est la vie éternelle par Jésus-Christ notre Seigneur. » (Romains 6/23). Ceux qui pensent s’en échapper pour un moment par leurs propres forces (la propre justice) seront arrêtés et ramenés à la prison, car la propre justice d’un homme ne vaut pas plus que des haillons souillés. C’est seulement avec la justice imputée par notre Seigneur Jésus-Christ que nous pouvons être justifiés et considérés comme justes par le Ciel. « Or nous sommes tous devenus comme une chose souillée, et toutes nos justices sont comme le linge le plus souillé ; nous sommes tous tombés comme la feuille, et nos iniquités nous ont transportés comme le vent. 7 Et il n'y a personne qui réclame ton Nom, qui se réveille pour te demeurer fortement attaché ; c'est pourquoi tu as caché ta face de nous, et tu nous as fait fondre par la force de nos iniquités. » (Ésaïe 64/6-7).

Personne, dans la prison, ne possède les clefs de la porte barrdée de fer. Nul homme en prison pour son péché ne peut s’en libérer. Le Gouverneur du Ciel en a la clef. Il octroie le pardon à tous ceux qui le reçoivent. Mais ils y a des conditions pour recevoir cette grâce. Le prisonnier doit manifester une conversion du cœur en se repentant de ses péchés passés. Il doit demander le pardon, et cela ne vient pas de lui, mais de la grâce de Dieu qui l’y porte. En prison, personne n’aime les autres, et ils sont incapables d’aimer, dans leur état naturel. Mais Dieu, dans sa sagesse, sa providence et sa prédestination, attire toujours ceux qui répondront à cet amour de Dieu en y faisant écho dans leur cœur. « Nous l'aimons, parce qu'il nous a aimés le premier. » (1 Jean 4/19). Cet amour de Dieu attire à lui les pécheurs repentants. Comme le pécheur est déjà mort dans ses transgressions et péchés, il ne peut pas aller à Dieu, étant un cadavre. Mais cet amour de Dieu redonne vie à son cœur mort et le pousse hors de la tombe vers la liberté, dans la lumière de la grâce. Dieu seul est donc en mesure de donner son pardon au prisonnier pour le libérer. Non seulement cela, mais le casier judiciaire du prisonnier est effacé pour toujours.

La forteresse de Dieu.

Une fois libérés de nos péchés et de la prison par la grâce de Dieu, il nous faut un sanctuaire contre les démons de la prison du monde qui nous poursuivent. Où trouver cette cité sanctuarisée ? N’est-ce pas la cité et Forteresse de Dieu ? « L'Éternel est ma roche, et ma forteresse, et mon libérateur ; mon [Dieu] Fort est mon rocher, je me confierai en lui ; il est mon bouclier, et la corne de mon salut, ma haute retraite » (Psaume 18/2).

Alors que je vivais sur le haut plateau désertique de l’ancienne Perse (en Iran), j’ai souvent survolé les environs de la ville centrale d’Ispahan (à plus de 5000 pieds de haut). À l’Est comme à l’Ouest de la ville il y avait de hautes montagnes. Quelques pics montagneux entourant la ville éteint très abrupts et presque verticaux, culminant à plusieurs centaines de pieds au-dessus du désert. Il semblait impossible d’escalader ces faces rocheuses à pic, mais au sommet il y avait de nombreuses tours de guet, construites sur la roche. C’étaient des sémaphores pour alerter la ville en cas d’approche ennemie. C’étaient, en fait, de petites forteresses. Beaucoup remontaient à l’Antiquité, au temps de Cyrus le Grand. Elles ont survécu tous ces siècles parce qu’elles étaient construites sur le roc et hors d’atteinte de armées ennemies. Voilà ce que Dieu est pour ses élus.

« Incline ton oreille vers moi, délivre-moi promptement ; sois-moi pour une forte roche [et] pour une forteresse, afin que je m'y puisse sauver. 4 Car tu es mon rocher et ma forteresse ; c'est pour-quoi mène-moi et me conduis, pour l'amour de ton Nom. 5 Tire-moi hors du filet qu'on m'a tendu en secret, car tu es ma force. » (Psaume 31/3-5).

La Forteresse de Dieu est un sûr sanctuaire, mais aussi une tour de guet en cas d’approche de l’ennemi. Bien que ses murs soient imprenables, elle sert d’avertissement à ceux qui sont encore dans le monde et sa prison. L’ennemi de nos âmes s’agite toujours autour des âmes, pour finalement les détruire ; mais ceux qui sont déjà en prison ont toujours l’espoir de s’évader vers le Sanctuaire avant que Satan ne les tue. La Forteresse de Dieu est visible de toutes les directions car c’est une cité bâtie sur une colline. Ses feux avertisseurs peuvent facilement être aperçus par ceux qui sont en prison. « [Il] Porte brillamment la miséricorde de notre Père, depuis son Phare éternel. Mais à nous, il confie la garde des feux le long du rivage ».

La Forteresse de Dieu ressemble beaucoup à la prison, avec des exceptions conséquentes.

1) C’est une structure puissante faite de pierre et construite sur un roc. Ses murs sont hauts.

2) Ses occupants y sont par choix et non par contrainte.

3) Il y a un gouverneur qui est le Roi des rois et Seigneur des seigneurs.

4) Elle est imprenable par l’ennemi, mais toujours accessible pour les rachetés. « Incline ton oreille vers moi, délivre-moi promptement ; sois-moi pour une forte roche [et] pour une forteresse, afin que je m'y puisse sauver. 4 Car tu es mon rocher et ma forteresse ; c'est pourquoi mène-moi et me conduis, pour l'amour de ton Nom. 5 Tire-moi hors du filet qu'on m'a tendu en secret, car tu es ma force. » (Psaume 31/3-5).

5) Les occupants de la Forteresse du Ciel sont à l’abri de l’ennemi au dehors, tandis que la prison protège ceux qui sont à l’extérieur de ceux qui sont à l’intérieur.

6) Notre résidence et citoyenneté de la Forteresse est éternelle. « Sois-moi pour un rocher de retraite, afin que je m'y puisse toujours retirer ; tu as donné ordre de me mettre en sûreté ; car tu es mon rocher, et ma forteresse. » (Psaume 71/3).

7) La Forteresse de Dieu est un lieu secret que l’ennemi ne peut pas trouver. « Celui qui se tient dans la demeure du Souverain, se loge à l'ombre du Tout-Puissant » (Psaume 91/1).

8) Non seulement la Forteresse est secrète, inconnue de l’ennemi, mais ses habitants y sont à l’abri des flèches de l’ennemi. « Tu es mon asile et mon bouclier, je me suis attendu à ta parole. » (Psaume 119/114).

9) Dans une prison, toutes les communications des prisonniers sont restreintes ; dans la Forteresse de Dieu, les messages d’offre du pardon se répandent tout azimut à l’entour, jusqu’à l’horizon. « Afin d'ouvrir les yeux qui ne voient point, et de retirer les prisonniers hors du lieu où on les tient enfermés, et ceux qui habitent dans les ténèbres, hors de la prison (Ésaïe 42/7).

10) Ceux qui sont en prison y sont pour une bonne raison (ce sont des pécheurs) ; mais ceux qui sont maintenant en sécurité dans la Forteresse de Dieu y sont par la grâce de Dieu, en vertu du sacrifice d’un autre, Jésus-Christ.

11) De façon étonnante, l’offre de pardon est largement pro-clamée aux prisonniers, mais la plupart préfèrent la rejeter. « Jésus leur répondit : en vérité, en vérité je vous dis : quiconque fait le péché, est esclave du péché. 35 Or l'esclave ne demeure point toujours dans la maison ; le fils y demeure toujours. 36 Si donc le Fils vous affranchit, vous serez véritablement libres. » (Jean 8/34-36).

Bien que les prisonniers puissent être pardonnés et libérés de la prison du monde par l’offre de la grâce, rien ne peut forcer les défenses de la Forteresse de Dieu. « ... sur cette pierre j'édifierai mon Église ; et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle. » (Matthieu 16/18). À quel Roc ce passage fait-il référence ? Est-ce au gravillon qu’était Pierre, ou ce solide Roc qui est Christ ? « ... ils buvaient [de l'eau] de la pierre spirituelle qui [les] suivait ; et la pierre était Christ » (1 Corinthiens 10/4).

Est-ce que vous buvez de l’eau de ce Roc spirituel qui est Christ, ou est-ce que vous rognez encore les pierres en granit de votre prison ? Mieux vaut orienter votre espérance vers le Gardien des âmes dont la poigne ne faiblit jamais, dont le propos n’est jamais contrecarré, et dont le cadeau est la paix, l’amour et la joie.

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