Le Sceau

Le Sceau

« À cause de toutes ces choses nous contractons une ferme alliance, et nous l'écrivons ; et les principaux d'entre nous, nos Lévites, et nos Sacrificateurs y apposent leurs seings » (Néhémie 9/38).

« Vous donc écrivez au nom du Roi en faveur des Juifs, comme il vous plaira, et cachetez l'écrit de l'anneau du Roi ; car l'écriture, qui est écrite au nom du Roi, et cachetée de l'anneau du Roi, ne se révoque point » (Esther 8/8).

« Mets-moi comme un cachet sur ton cœur, comme un cachet sur ton bras ; car l'amour est fort comme la mort, et la jalousie est cruelle comme le sépulcre ; leurs embrasements sont des embrasements de feu, et une flamme très-véhémente » (Cantique des Cantiques 8/6).

« Celui qui a reçu son témoignage a scellé que Dieu est véritable » (Jean 3/33).

« Puis je vis un autre Ange qui montait du côté de l'Orient, tenant le sceau du Dieu vivant, et il cria à haute voix aux quatre Anges qui avaient eu ordre de nuire à la terre, et à la mer, 3 [Et leur] dit : Ne nuisez point à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu'à ce que nous ayons marqué les serviteurs de notre Dieu sur leurs fronts » (Apocalypse 7/2-3).

Ayant vécu de nombreuses années en Iran, et plus encore en Extrême-Orient, je reconnais l’importance des sceaux physiques utilisés par les Asiatiques pour authentifier des documents tels que des constats et des certificats. En Corée, aucun document n’est considéré comme officiel sans le sceau du signataire, et chaque adulte a son sceau. Le sceau a plus de poids qu’une signature ou qu’une poignée de main. Le sceau royal des souverains, et même celui des particuliers, avait la même importance dans l’Israël antique qui est en fait, une partie du continent asiatique. Tout représentant du Roi qui éditait des documents au nom du souverain avec son sceau le faisait avec son autorité expresse.

L’importance attachée aux sceaux en Asie est si grande que sans cela, aucun document n’est considéré comme authentique. Dans de nombreux cas le sceau consistait en un morceau d’argile, imprimé avec le sceau et attaché au document par des ficelles, que ce soit un papyrus ou un autre support. Dans d’autres cas on utilisait de la cire. En scellant une tombe ou un cercueil, le fermoir était recouvert d’argile ou de cire, et l’empreinte d’un sceau officiel lui était appliquée, de telle sorte qu’on ne pouvait l’ouvrir sans que cela se voie. La bague à cacheter était un équipement ordinaire courant pour chacun.

Quand le fils prodigue revint à la maison de son père après une longue absence à marauder et à vivre dans la violence, son vieux père lui donna, en plus d’une robe et de souliers, un anneau (cf. Luc 15/11-22). C’était vraisemblablement une bague à cacheter symbolisant le fait que le garçon disposait désormais de l’autorité de son père. Le croyant en Christ aussi agit avec l’autorité de Dieu quand il enseigne la Parole fidèlement et avec conviction.

Dieu emploie souvent le terme « sceau » dans l’Écriture Sainte pour exprimer son accord avec une alliance ou une mission. Le sceau est la marque de son autorité aussi bien que son peuple, dont les membres sont scellés avec le sceau même de Dieu. « Toutefois le fondement de Dieu demeure ferme, ayant ce sceau : le Seigneur connaît ceux qui sont siens ; et, quiconque invoque le nom de Christ, qu'il se retire de l'iniquité » (2 Timothée 2/19).

J’ai visité différentes Églises qui enseignaient que la seule obligation du pécheur venant à salut serait de faire une vague proclamation de foi dans le Seigneur Jésus-Christ. Le pécheur peut fort bien ne pas même savoir qui est Jésus-Christ, à ce moment-là. Comment peut-on croire en quelqu’un qu’on ne connaît pas ? Mais en s’avançant pour faire une telle proclamation, avec une science complète ou nulle, cette personne est immédiatement ajoutée comme membre au registre officiel de cette Église. Il se peut que son ombre n’effleure plus jamais les portes de cette église. Je ne dis pas qu’une telle profession publique de foi ne devrait jamais être faite, mais je dis qu’elle devrait être faite avec au moins une compréhension minimale de Celui à qui la proclamation fait allégeance.

Tous les vrais croyants ont fait une telle proclamation, ont été baptisés et ont dans une certaine mesure fait preuve d’une connaissance fondamentale de leurs obligations et privilèges en tant que Chrétiens, sont admis de pied ferme dans l’Église. Dans un autre sens, il y a des chrétiens authentiques qui ont une compréhension fondamentale de qui Christ est, et de ce qu’Il a accompli pour eux, mais qui ne développent pas de racines de foi profondes parce qu’ils ne sont pas nourris par l’Eglise à partir de l’Écriture sainte et peuvent être conséquemment ralentis dans leur croissance, et sont cependant sauvés.

Le Saint-Esprit est l’agent divin qui applique le sceau de Dieu et marque l’élu avec son sceau. De nombreux pécheurs frustes et ignorants endurcis par les ans persévèrent dans leur voie jusqu’au jour où, de façon très inattendue, un verset de la Bible, un témoignage, ou un prédicateur de rue prononce les mots qui enflammeront l’esprit du pécheur et le jetteront au pied du trône de la miséricorde et de la grâce. D’un autre côté, beaucoup marchent dans une très bonne connaissance de la Bible, qui n’ont pas encore été touchés par le Saint-Esprit. Il ne suffit pas de ressentir un désir spirituel – on doit fonder ce désir sur la vérité. Rappelez-vous les paroles de notre Seigneur à la Samaritaine, au puits de Jacob : « Jésus lui dit : femme, crois-moi, l'heure vient que vous n'adorerez le Père, ni sur cette montagne, ni à Jérusalem. 22 Vous adorez ce que vous ne connaissez point ; nous adorons ce que nous connaissons ; car le salut vient des Juifs. 23 Mais l'heure vient, et elle est maintenant, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car aussi le Père en demande de tels qui l'adorent. 24 Dieu est esprit ; et il faut que ceux qui l'adorent, l'adorent en esprit et en vérité » (Jean 4/21-24).

Toute l’humanité a quelque lettre de créance, perpétuellement exposée sous le regard de Dieu – soit une marque, soit un sceau ! Quelle est la différence ? Une différence énorme ! Au moins du temps de Paul, la marque était parfois un moyen de distinguer les injustes des justes : « Or je vous exhorte, mes frères, de prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales contre la doctrine que vous avez apprise, et de vous éloigner d'eux » (Romains 16/17).

Qu’en est-il du Sceau de Dieu et de la Marque de l’Antéchrist ? L’un désigne les enfants de Dieu et ceux qui suivent Christ, et l’autre (la Marque) désigne ceux qui veulent suivre, ou qui suivent déjà l’Antéchrist.

La Marque : « Puis je vis une autre bête qui montait de la terre, et qui avait deux cornes semblables à celles de l'Agneau ; mais elle parlait comme le dragon. 12 Et elle exerçait toute la puissance de la première bête, en sa présence, et faisait que la terre et ses habitants adorassent la première bête, dont la plaie mortelle avait été guérie. 13 Et elle faisait de grands prodiges, même jusqu'à faire des-cendre le feu du ciel sur la terre devant les hommes. 14 Et elle séduisait les habitants de la terre, à cause des prodiges qu'il lui était don-né de faire devant la bête, commandant aux habitants de la terre de faire une image à la bête qui avait reçu le coup [mortel] de l'épée, et qui néanmoins était vivante. 15 Et il lui fut permis de donner une âme à l'image de la bête, afin que même l'image de la bête parlât, et qu'elle fît que tous ceux qui n'auraient point adoré l'image de la bête, fussent mis à mort. 16 Et elle faisait que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, prenaient une marque en leur main droite, ou en leurs fronts ; 17 Et qu'aucun ne pouvait acheter, ni vendre, s'il n'avait la marque ou le nom de la bête, ou le nombre de son nom » (Apocalypse 13/11-17). Les Prétéritistes voudraient que nous croyions que cela est déjà arrivé. Ce n’est pas le cas. Il y a de nombreux accomplissements partiels de quelques-unes de ces conditions dont on peut faire état, mais jamais au point des horribles manifestations décrites dans notre texte.

Les tracts illustrés que j’ai vus qui présentent la marque de la bête comme un code-barres ou quelque autre marque physique sur le front ne sont si logiques ni bibliques. La King James Version de la Bible nous dit que la Marque est dans la main droite et dans le front. La signification de ceci sera relatée dans les quelques phrases qui suivent.

Le Sceau de Dieu : « Puis je vis un autre Ange qui montait du côté de l'Orient, tenant le sceau du Dieu vivant, et il cria à haute voix aux quatre Anges qui avaient eu ordre de nuire à la terre, et à la mer, 3 [Et leur] dit : Ne nuisez point à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu'à ce que nous ayons marqué les serviteurs de notre Dieu sur [dans] leurs fronts » (Apocalypse 7/2-3). Où les élus de Dieu sont-ils scellés ? Dans leur front – par sur leur front !

La perle de vérité cachée ici est le fait qu’aussi bien la marque que le sceau sont internes – Dans le front. Le lobe frontal du cerveau est le siège de la logique et de la raison. C’est la partie du cerveau où les décisions sont prises. Quand nous rejetons Christ et acceptons le Serpent comme notre maître, c’est une décision consciente qui nous marque comme pécheur non-repentant. C’est une décision consciente. Personne ne nous maintient à terre pour nous imprimer une marque sur le front. Beaucoup se sont trompés en croyant à ce marquage extérieur.

De même, quand quelqu’un est attiré par le Saint-Esprit à accepter l’autorité du Seigneur, il assume volontairement la pensée qui était en Christ de diriger ses pas. Il prend une décision consciente sous l’action du Saint-Esprit. Une fois scellé, ce sceau est permanent. Christ n’a jamais perdu une âme que le Père avait mise dans ses mains.

Que portez-vous – une Marque ou un Sceau ?

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