Murmure d'espérance

Murmure d’espérance

« L'espérance nous est proposée ; 19 laquelle nous tenons comme une ancre sûre et ferme de l'âme, et qui pénètre jusqu'au-dedans du voile » (Hébreux 6/18-19).

Murmure d’espérance n’est pas un cantique au sens classique, mais plutôt un chant Gospel. La différence ? Un cantique classique enseigne la doctrine biblique, tandis qu’un chant Gospel évoque une dévotion émotionnelle et exprime la joie des promesses de Dieu.

Murmure d’espérance fut composé par Septime Winner en 1868. L’auteur est parfois indiqué comme étant Alice Hawthorne – un pseudonyme bien compréhensible pour un homme avec un tel nom que Septime Winner. M. Winner est aussi le compositeur de la partition du chant.

Il y a quelques particularités intéressantes au sujet de l’auteur de ce chant. Il est très remarqué pour ses ballades populaires ; l’une d‘entre elles s’appelle ‘Oh, où donc, où mon petit chien est-il allé ». Une autre est un favori des guerres entre États, intitulée « Écoute l’oiseau moqueur ». Un autre point intéressant est le fait que Septime Winner fut chargé par l’Administration Lincoln d’écrire une chanson critiquant le renvoi par Lincoln du brave général George B. McClellan.

Murmure d’espérance

Douce comme la voix d’un ange,

Respirant une leçon inconnue,

L’espérance, avec une douce persuasion

Murmure ses paroles réconfortantes :

Attends jusqu’à la fin de l’ombre,

Attends jusqu’à la fin de la tempête,

Espère le soleil de demain,

Après la fin de la pluie.

Refrain

Murmure d’espérance, oh, comme ta voix est bienvenue,

Réjouissant mon cœur attristé.

Si, au crépuscule du jour finissant,

L’ombre s’approche au loin,

Les ténèbres plus profondes

Ne font-elles pas mieux briller l’étoile ?

Alors, quand la nuit tombe sur nous,

Pourquoi le cœur défaillirait-il ?

Quand le sombre minuit est passé,

Attends le point du jour.

Refrain

L’espérance, comme une ancre bien arrimée,

Déchire le sombre voile de l’âme,

Éclatant de blancheur, le Maître est entré,

Dépouillant la tombe de son propos.

Viens donc, ô viens, joyeuse conséquence,

Viens en mon cœur triste et lourd ;

Viens, ô toi espérance de gloire bénie,

Jamais, ô jamais ne me quitte.

Refrain

« Douce comme la voix d’un ange, Respirant une leçon inconnue, L’espérance, avec une douce persuasion Murmure ses paroles réconfortantes : Attends jusqu’à la fin de l’ombre, Attends jusqu’à la fin de la tempête, Espère le soleil de demain, Après la fin de la pluie ». Pendant les moments les plus désespérés de cette vie, le croyant chrétien dispose de la ressource d’en appeler à ce que le monde connaît peu – l’espérance ! L’espérance approche en silence, mais elle porte avec sa douce saveur une promesse de lendemain. Quand le croyant est confronté à des problèmes insurmontables, il ose espérer, et cette espérance grandit de moment en moment. Chaque sombre nuit est suivie d’une brillante aurore au matin. Les tempêtes de la vie sont de courte durée, et la paix de la nature s’ensuit toujours. Même le châtiment de Dieu finira en un merveilleux jour de réjouissances : « Car il n'y a qu'un moment en sa colère, [mais il y a toute] une vie en sa faveur ; la lamentation loge-t-elle le soir chez nous ? Le chant de triomphe y est le matin » (Psaume 30/6). Mais ceux qui oublient leur Seigneur ne verront que des nuages et encore plus de nuages après la nuit: « Souviens-toi de ton Créateur aux jours de ta jeunesse, avant que les jours mauvais viennent, et avant que les années arrivent desquelles tu dises : Je n'y prends point de plaisir. 4 Avant que le soleil, la lumière, la lune et les étoiles s'obscurcissent, et que les nuées viennent l'une sur l'autre après la pluie. » (Ecclésiaste 12/3-4).

Refrain : « Murmure d’espérance, oh, comme ta voix est bienvenue, Réjouissant mon cœur attristé. ». Pour le chrétien, il n’est pas contradictoire de faire l’expérience de la joie au milieu d’une tristesse persistante. Cela, le monde ne peut pas le comprendre.

« Si, au crépuscule du jour finissant, L’ombre s’approche au loin, Les ténèbres plus profondes Ne font-elles pas mieux briller l’étoile ? Alors, quand la nuit tombe sur nous, Pourquoi le cœur défaillirait-il ? Quand le sombre minuit est passé, Attends le point du jour ». Sans égard pour les ténèbres couvrant la route au loin, quand nous marchons avec Christ, nous portons en nous la Lumière du Monde. Là où il est, il ne peut pas y avoir de ténèbres. Les étoiles du ciel scintillent de lumière au moyen du contraste de la nuit et de la lumière. Mais la voûte violette du ciel nocturne fournit le contraste permettant de voir ces points lumineux afin de nous guider à travers nos moments de ténèbres. L’Étoile du Soir éclaire notre sombre nuit comme la sûre promesse d’un matin qui vient. C’est L’Étoile du Matin au point du jour – la dernière étoile des cieux à être vaincue par le soleil levant. Cette brillante Étoile du Matin symbolise la présence de Christ dans les ténèbres de notre marche terrestre ; et le soleil représente le même Jésus-Christ comme notre Soleil de Justice qui viendra à la fin des jours.

« L’espérance, comme une ancre bien arrimée, Déchire le sombre voile de l’âme, Éclatant de blancheur, le Maître est entré, Dépouillant la tombe de son propos. Viens donc, ô viens, joyeuse conséquence, Viens en mon cœur triste et lourd ; Viens, ô toi espérance de gloire bénie, Jamais, ô jamais ne me quitte ». Une ancre ne tient pas quand elle est plongée dans les eaux marécageuses et boueuses du monde ; mais quand elle est jetée dans les fonds rocailleux de la mer ou d’un port, elle s’accroche à un Roc et ne ripe pas. Quand notre ancre d’espérance est attachée au Roc de notre Salut, notre barque ne dérive pas. Au lieu de cela, nous tournons la proue du navire face au vent, nous jetons l’ancre, et nous laissons passer la tempête jusqu’à ce que le beau temps revienne. La vie est comme cela. Le « voile sombre » de l’âme peut être comparé au voile du Temple qui se déchira de haut en bas au moment de la mort de Christ sur la croix. Cela a ouvert le Saint des Saints pour vous et moi de telle sorte que nous n’avons besoin d’aucun autre Grand Prêtre que notre Seigneur comme intercesseur. Notre âme individuelle aussi est un Temple pour le Seigneur, dont le voile doit être déchiré de haut en bas afin que nous puissions entrer dans la vie éternelle avec Dieu le Père. La tombe est ainsi dépouillée de son prisonnier, et elle devient provisoire, comme le tombeau du Seigneur, dans le jardin. Une fois que nous sommes choisis et appelés par Dieu, notre espérance ne peut plus nous quitter, même dans les circonstances les plus graves.

Voyez avec quel courage les Réformateurs sont allés au bû-cher en refusant de rétracter leur foi dans le Seigneur Jésus-Christ. Quelques-uns, comme le Réformateur de Bohème Jean Hus . « Les bourreaux déshabillent Hus et lui lient les mains dans le dos avec des cordes, et son cou avec une chaîne attachée à un poteau autour duquel de la paille et du bois ont été empilés de telle manière qu’ils lui arrivent jusqu’au cou. Encore au dernier moment, le maréchal impérial, Von Pappenheim , en présence du comte palatin , lui demanda de sauver sa vie en se rétractant, mais Hus a décliné l’invitation en ces mots : « Dieu m’est témoin que je n’ai jamais enseigné ce dont j’ai été accusé par de faux témoignages. Je mourrai aujourd’hui avec joie dans la vérité de l’Évangile que j’ai copié, enseigné et prêché . ». Sur ce, le feu fut allumé avec les propres manuscrits de John Wycliffe , employés comme allume-feu. Hus éleva la voix en chantant « Christ, fils du Dieu vivant, aie pitié de moi ». Parmi ses dernières paroles, il proclama « D’ici 100 ans, Dieu suscitera un homme dont l’appel à une réforme ne pourra pas être empêché ». Ses cendres furent jetées dans le Rhin. Presque exactement cent ans plus tard, en 1517, Martin Luther clouait ses fameuses quatre-vingt quinze thèses à débattre (une liste de 95 sujets sur les théologies hérétiques et les crimes de l’Église catholique romaine) sur la porte de la chapelle de Wittenberg. La prophétie de Jean Hus se réalisait !

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