ONCTION D’AMOUR

Traduction d’une méditation biblique éditée par le Révérendissime Jerry L. OGLES,

Docteur en Théologie et évêque métropolite de l’Anglican Orthodox Church.

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« Jésus donc, six jours avant Pâque, vint à Béthanie où était Lazare qui avait été mort, et qu'il avait ressuscité des morts. Et on lui fit là un souper, et Marthe servait et Lazare était un de ceux qui étaient à table avec lui. Alors Marie ayant pris une livre de nard pur de grand prix, en oignit les pieds de Jésus, et les essuya avec ses cheveux ; et la maison fut remplie de l'odeur du parfum. Alors Judas Iscariot, fils de Simon, l'un de ses Disciples, celui à qui il devait arriver de le trahir, dit : Pourquoi ce parfum n'a-t-il pas été vendu trois cents deniers, et [cet argent] donné aux pauvres ? Or il dit cela, non point qu'il se souciât des pauvres, mais parce qu'il était larron, et qu'il avait la bourse, et portait ce qu'on y mettait. Mais Jésus lui dit : Laisse-la [faire] ; elle l'a gardé pour le jour de ma sépulture. Car vous aurez toujours des pauvres avec vous ; mais vous ne m'aurez pas toujours. Et de grandes troupes des Juifs ayant su qu'il était là, y vinrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir Lazare, qu'il avait ressuscité des morts. Sur quoi les principaux Sacrificateurs résolurent de faire mourir aussi Lazare. Car plusieurs des Juifs se retiraient d'avec eux à cause de lui, et croyaient en Jésus. » (Jean 12.1-11).

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Peu de jours avant la Pâque (qui fut aussi la Pâque du Seigneur), Jésus avait ressuscité des morts un homme nommé Lazare. C’était le frère de Marthe et de Marie de Béthanie, une famille chère au cœur de notre Seigneur. Les chefs de la religion israélite savaient fort bien qu’aucun homme ordinaire ne pouvait ressusciter quelqu’un d’entre les morts, surtout après un séjour de quatre jours dans la tombe ; et ils savaient également que Dieu seul pouvait accomplir de tels miracles. Quelle fut donc leur réaction ? « Alors les principaux Sacrificateurs et les Pharisiens assemblèrent le Conseil, et ils dirent : Que faisons-nous ? Car cet homme fait beaucoup de miracles. » (Jean 11.47). Ces messieurs avaient un cœur dur comme la pierre, au point se s’aveugler sur leur passion et leur avarice. Ils s’étaient rendus aveugles à la gloire et au rayonnement du Fils de Dieu, et ils cherchaient à Le détruire – sachant très bien qui Il était, en réalité. « Depuis ce jour-là donc ils consultèrent ensemble pour le faire mourir » (Jean 11.53). Les suppôts de Satan récompensent toujours la droiture et la justice par la persécution, et le meurtre prémédité. Imaginez seulement : Alors que Christ rendait la vue aux aveugles, purifiait les lépreux, faisait marcher les paralytiques et ressuscitait les morts, ces malfaisants se souciaient plus de leurs robes de soie et de leur joli Temple que de la vie et de l’amour, raison pour laquelle ils cherchaient à le tuer.

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Six de ces suppôts de Satan (affiliés à Al-Qaïda), sont allés sur une plage de Côte d’Ivoire et y ont massacré 22 personnes non-armées, hommes, femmes, enfants – ces « braves soldats d’Allah » se montrent plus courageux quand ils font la guerre à des innocents désarmés que contre une armée régulière. Ils ont abattu un garçon qui s’était jeté à genoux en les suppliant de le garder en vie. En les tuant, ils criaient « Allahu Akbar » - le cri de guerre de leur minable faux dieu de mort. Allah est grand – vraiment ? Gand pour le viol, le meurtre et le désordre. Comme le sage Salomon le proclame « Ce qui a été, c'est ce qui sera ; et ce qui a été fait, est ce qui se fera, et il n'y a rien de nouveau sous le soleil » (Ecclésiaste 1.9).

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Nous voyons dans notre récit que notre Seigneur arrive à Béthanie six jours avant la fête de la Pâque juive – la sortie d’Égypte, qui préfigurait des siècles en avance cette dernière Pâque durant laquelle notre Seigneur est devenu l’agneau de Dieu, offert en sacrifice pour nous, pour notre rédemption et le rachat de nos péchés.

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« Et on lui fit là un souper, et Marthe servait et Lazare était un de ceux qui étaient à table avec lui » (Jean 12.2). Nombreux sont ceux qui reprochent à Marthe de ne pas être en permanence assise aux pieds de Jésus, mais il faut bien que quelqu’un Le serve. Ici, comme d’habitude, nous voyons la fidèle Marthe au service du Seigneur et de Sa suite. La différence entre Marthe et Marie est celle-ci : Marie servait notre Seigneur à sa façon, par sa tendresse et sa proximité. Marthe en était irritée, parce que tout le travail ingrat et humble lui incombait. Mais chacune était bénie, aux yeux de notre Seigneur. Lazare, que Christ avait ressuscité des morts les jours précédents, était assis à table, avec le Seigneur et Sa suite ; il ne semblait pas porter de séquelles. Il était en bonne santé et il avait faim ! Lorsque nous sortirons de notre tombeau de location, après pas plus que quatre jours, comme Lazare, nous aurons également un gros appétit, en prenant part au festin des Noces de l’Agneau pascal.

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Il y avait d’autres différences entres les caractères de Marthe et Marie. Celui de Marthe était d’être constamment occupée à FAIRE quelque chose. Elle était tout aussi bien-aimée du Seigneur, mais sa spiritualité se manifestait dans l’activisme. Marie était plus encline à aimer Christ et Son Évangile, au plus profond de son cœur. Elle aimait s’asseoir aux pieds de Jésus, suspendue à Ses lèvres. Cette nourriture spirituelle était riche et revigorante pour Marie. Elle est la Marie qui est souvent surprise aux pieds de jésus ; elle typifie le caractère de la véritable Église. Tout comme Ruth, Marie trouvait que sa place était aux pieds de son Seigneur. Vous souvenez-vous du conseil de Naomi à sa chère bru ? « Puis quand il se couchera, sache le lieu où il couchera ; et entre, et découvre ses pieds, et te couche, et il te dira ce que tu auras à faire » (Ruth 3.4).

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Et sans un mot, Marie vient doucement (comme Ruth) oindre les pieds de son Seigneur, en vue de ses funérailles. « Alors Marie ayant pris une livre de nard pur de grand prix, en oignit les pieds de Jésus, et les essuya avec ses cheveux ; et la maison fut remplie de l'odeur du parfum » (Jean 12.3). Marie aimait notre Seigneur d’un amour généreux, et elle était éperdue de reconnaissance pour la résurrection de son frère, Lazare. De fait, Marie était la seule à pleurer sa mort, selon Jean : « Alors les Juifs qui étaient avec Marie à la maison, et qui la consolaient ayant vu qu'elle s'était levée si promptement, et qu'elle était sortie, la suivirent, en disant : Elle s'en va au sépulcre, pour y pleurer. Quand donc Marie fut venue où était Jésus, l'ayant vu, elle se jeta à ses pieds, en lui disant : Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne fût pas mort. Et quand Jésus la vit pleurer, de même que les Juifs qui étaient venus là avec elle, il frémit en [son] esprit, et s'émut. » (Jean 11.31-33). Même en grande détresse, Marie tombe aux pieds de jésus. Pourquoi pensez-vous que notre Seigneur ait pleuré, Lui aussi ? Je crois que c’était parce qu’Il a vu le désespoir de Marie et sa faible foi dans la capacité de Jésus à ressusciter Lazare.

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Un commentaire révélateur vient ensuite, qui exclut toute interprétation selon laquelle Judas aurait été forcé d’une façon ou d’une autre à trahir notre Seigneur. « Alors Judas Iscariot, fils de Simon, l'un de ses Disciples, celui à qui il devait arriver de le trahir, dit : Pourquoi ce parfum n'a-t-il pas été vendu trois cents deniers, et [cet argent] donné aux pauvres ? Or il dit cela, non point qu'il se souciât des pauvres, mais parce qu'il était larron, et qu'il avait la bourse, et portait ce qu'on y mettait. » (Jean 12.4-6). Une preuve supplémentaire de la totale dépravation de Judas et de sa damnation certaine tombe de la propre bouche de notre Seigneur ; « Or le Fils de l'homme s'en va, selon qu'il est écrit de lui ; mais malheur à cet homme par qui le Fils de l'homme est trahi ; il eût été bon à cet homme-là de n'être point né. Et Judas qui le trahissait, répondant dit : Maître, est-ce moi ? [Jésus] lui dit : Tu l'as dit. » (Matthieu 26.24-25).

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« Mais Jésus lui dit : Laisse-la [faire] ; elle l'a gardé pour le jour de ma sépulture. Car vous aurez toujours des pauvres avec vous ; mais vous ne m'aurez pas toujours. » (Jean 12.7-8). Marie a apporté un parfum de grand prix, et elle en a oint non seulement les pieds de Jésus, mais aussi Sa tête, selon Marc : « Mais Jésus dit : Laissez-la ; pourquoi lui donnez-vous du déplaisir ? Elle a fait une bonne action envers moi. Parce que vous aurez toujours des pauvres avec vous, et vous leur pourrez faire du bien toutes les fois que vous voudrez ; mais vous ne m'aurez pas toujours. Elle a fait ce qui était en son pouvoir, elle a anticipé d'oindre mon corps pour ma sépulture. En vérité je vous dis, qu'en quelque lieu du monde que cet Évangile sera prêché, ceci aussi qu'elle a fait sera récité en mémoire d'elle. » (Marc 14.6-9). Marie a offert ce qu’elle avait de mieux, et son dernier geste d’amour filial était plus grand que tous ceux qu’elle aurait pu accomplir auparavant. Et comme notre Seigneur l’a proclamé, on fait mémoire de Marie dans le monde entier, encore aujourd’hui.

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Marthe, Marie et Lazare vivaient dans cette maison, et Jésus était dans leur cœur ; mais de nombreux invités y sont venus par curiosité, attirés par la nouvelle de la résurrection de Lazare : « Et de grandes troupes des Juifs ayant su qu'il était là, y vinrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir Lazare, qu'il avait ressuscité des morts » (Jean 12.9). Une leçon de foi que nous pouvons tirer de ce passage est que Jésus habite dans nos cœurs et n’y vient pas comme un invité, à l’occasion. Le vrai Chrétien n’est pas un invité, mais un membre à part entière de la maisonnée de Dieu.

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Il y en avait d’autres qui étaient venus dans un but moins honorable, le cœur rempli de dépit et de méchanceté : « Sur quoi les principaux Sacrificateurs résolurent de faire mourir aussi Lazare. Car plusieurs des Juifs se retiraient d'avec eux à cause de lui, et croyaient en Jésus » (Jean 12.10-11). Quelle formidable leçon nous est donnée dans ces deux derniers versets ! Le croyant ordinaire (semblable à ceux qui s’approchaient de Jésus par curiosité) est beaucoup moins dangereux que le religieux formaliste qui recherche le pouvoir, l’argent, le prestige, en reconnaissance de ses bons offices. Or, c’était de tels hommes qu’on on aurait attendu mieux : les chefs religieux et les prêtres ! Ils peuplent aujourd’hui un grand nombre de chaires.

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Plutôt que de célébrer la résurrection de Lazare, ces malfaisants étaient venus dans le but de le faire retourner dans sa tombe ! Comme nous le voyons aujourd’hui au Moyen-Orient, en Syrie et en Irak avec l’État islamique, une religion qui a dévié (comme toutes les fausses religions) est bien pire que pas de religion du tout. La même chose arrive aujourd’hui en Amérique, chaque dimanche. Ils balaient la Parole de notre Seigneur sous le tapis, et enseignent des fables sorties de l’imagination des hommes. Ces faux professeurs approuvent le meurtre de bébés innocents dans le sein de leur mère, tout en méprisant le saint mariage que Dieu a institué lors de la Création, en Éden : Offrir une respectabilité au mariage homosexuel est la même chose que de renier le fait que l’Église est l’Épouse de Christ. Si vous vous trouvez dans une telle prétendue Église, vous n’avez pas d’autre option que de vous enfuir au sanctuaire de Christ et de Sa Parole : La Bible.